Revlon Professional on the Road - Semaine 2 : Nice, Toulon, Sanary, Marseille, Carry-le-Rouet, Istres

Kult - Nice
L’ambiance rock du salon Kult
L’ambiance rock du salon Kult

De retour d’une petite excursion du côté de Fréjus, je me sens rassurée car Chad tient le volant de manière tendre et ferme à la fois.

ET LA PATATRAS !

En arrivant à Nice, la porte coulissante de Bébé (notre petit combi) est bloquée !

Qu’allons nous faire ? Nous n’allons pas laisser le van grand ouvert tandis que nous rencontrons les coiffeurs de Kult ! Chad, alias Djibril depuis qu’il est blond, enlève son T-shirt, tout prêt à en découdre avec cette porte.

Nous serons finalement sauvés par un Niçois fort aimable qui emploiera un pied de biche pour nous sortir d’affaire. Il était moins une !

Bon, cette galère imprévue nous aura permis d’admirer ensemble le corps de Djibril-Chad.

Au salon Kult, nous sommes bien accueillis par Batman.

Et par cette dame aux attentes inflexibles.

Kult est visiblement rempli du matin au soir : une grande famille de potes qui coiffent en écoutant de la techno : on dit OUI.

Le salon est né il y a 8 ans dans une petite officine.

Ils étaient 2, jeunes et fous et maintenant ils sont 9 toujours jeunes et fous.

Une affaire qui roule du tonnerre.

Quand on entre dans les lieux, on comprend ce succès : Kult a du punch ET du cachet. Des grands posters partout, un style entre le steam punk, la route 66 et la pop culture MTV 90’s. Pour peu qu’on ait 20 ans, on s’y sent bien chez soi.

Magali a crée le lieu à l’âge de 25 ans et cette énergie vitale flotte toujours dans l’air, comme un panache d’écume juste après la vague.

L’ambiance est électrique. On sent que les gars et les meufs se donnent quand ils coiffent.

La coiffure, un sport de combat ? Oui, peut être : un combat soyeux mais qui fait "couic couic".

La musique est bien à fond et ces coiffeurs me font penser à des peintres qui devant une toile balancent des jets de peinture dans un lâcher prise maîtrisé. (Oxymore ? Je ne crois pas.) Bref, vu la moyenne d’âge à Nice, je m’inquiète :

- Mais alors comment ça se passe pour les mamies qui viennent se faire coiffer ?

Magali donne une réponse qui me semble satisfaisante :

- Oh eh bien, c’est très simple : elles viennent assez tôt le matin, au moment où on passe du Buddha Bar.

Attention ! Kult n’est pas seulement un salon de coiffure hyper stylé, c’est aussi un très bon salon de coiffure, à la pointe de la pointe.

C’est un endroit branché d’où l’on sort dynamité. - Comment tu choisis tes nouvelles recrues? - C’est simple, il faut que je sente que la personne est vraiment passionnée. Car tu apprends tout quand tu es passionné. Et puis tu es créatif, motivé, en quête perpétuelle de savoir...Tout part de la passion, le reste suit.

Eurêka ! C’est bien ça qu’on sent quand on entre chez Kult : tous ces gars et meufs là SONT MEGA PASSIONNÉS par ce qu’ils font, et c’est pour ça qu’ils sont à fond. (En + de la musique qui doit forcément booster). - C’est facile de trouver des jeunes coiffeurs ? - Oui très facile. Mais c’est beaucoup plus difficile d’en trouver qui soient vraiment passionnés par le métier.

Nous sommes pulvérisés d’amour et de passion quand on sort de chez Kult.

Merci à cette belle équipe et surtout gardez la pêche !!!


L’Adresse Madame - Nice
Bony se détend entre les mains de Nicolas
Bony se détend entre les mains de Nicolas

On entre à l’Adresse Madame sans savoir ce qui nous attend…. et vous non plus d’ailleurs…

(suspens…suspens)

DES PAINS AUX CHOCOLAT !!!!!!!

Eh oui !

Moi, j’adoooooore les pains aux chocolat, un peu comme Chad adore tout, tout le temps,

(le gros relou).

Ça commence donc très très bien pour moi (un peu moins pour Chad vu qu’il est allergique au gluten...).

De toute façon, l’allure de l’endroit m’aurait déjà mise de bonne humeur, même sans les pains au chocolat.

Parce que c’est le genre de lieu qui vous vide instantanément les chakras de tout stress, de toute tension. C’est un lieu paisible et reposant : une retraite dans les Himalayas à moindre prix, en somme.

Entre café What else? et thé du Népal (et PAINS AU CHOCOLAT!!!!!), nous conversons autour d’une table ronde tellement fengshui qu’on ne voit que ça.

Nicolas et Franck ont ouvert ce salon ensemble voilà 2 mois avec l’aide précieuse de Max, leur jeune labrador noir.

(A lire : notre rubrique "chien de coiffeur" #3 : Max, "le gros petit chien" à découvrir dans les images)

Tandis que je suis encore bouche bée devant tant de luxe, de calme, de volupté et que je m’en va prendre des photos, Chad converse du monde, de sa création, de ses récréations, avec Franck et Nicolas. Du métier de coiffeur, aussi, évidemment, puisque pour Nicolas tout a commencé et beaucoup finira avec la coiffure. Dès l’âge de 5 ans il voulait être coiffeur ! Oh frère moi à 5 ans j’voulais encore faire véto ! Trop mature le Nico et c’est bien pour ça que du salon émane une grande maturité.

Le moment où l’homme de 40 ans, qui a déjà derrière lui une belle carrière dans la coiffure, décide de faire résonner son âme limpide sur les murs mat d’un salon qui est avant tout une oeuvre, son oeuvre avec son compagnon.

Même le chien est assorti au sol, steuplé ! Tout est pensé de manière à dérouler les nœuds du cerveau et laisser place à la vraie, la seule véritable paix intérieure : celle du Om universel et unique.

Bon, je ne dis pas ça uniquement parce que Nicolas m’a fait un massage crânien + soin dans un fauteuil-massant horizontal pendant 15 minutes.

Pas seulement.

C’est aussi que ces deux hommes émettent ensemble quelque chose de beau, de noble que ce salon reflète parfaitement.

Les femmes se retrouvent ici, autour de la table ronde. Elles se rencontrent, échangent, évoquent des voyages passés ou à venir.

Et c’est surtout ça, l’idée derrière le salon : un espace où flottent librement les mots, les idées, les esprits, dans un air transparent et traversé de lumière.


Le Salon de l’Opéra - Toulon
Erwin aux mains d’argent
Erwin aux mains d’argent

Après une arrivée tardive et un repos bien mérité, on marche d’un pas léger à travers le hall de l’hôtel, pour trouver notre petit Bébé qui nous attend dans le parking. Le réceptionniste nous approche d’un pas hésitant en se frottant les mains de nervosité.

- Bonjour, Monsieur, Madame

- Bonjour

- Uh madame, uh, vous êtes, uh, en chambre 46, c’est ça?

- Oui, répond Bony avec un regard interrogateur - Uh, madame, uh, j’ai reçu des plaintes à cause du bruit qui vient de votre chambre.

Bony, pleine de bonne volonté, explique :

- Comme j’ai dit à votre collègue hier soir, je n’ai fait aucun bruit. Je suis simplement entrée dans ma chambre, j’ai rangé mes affaires et je me suis endormie.

- Oui, madame, uh, mais les gens dans la chambre en dessous de la votre, uh, ont été très dérangés par ces pas.

- Je comprends, mais c’est surement un problème avec le sol, parce que, comme j’ai dit, je n’ai rien fait sauf marcher dans ma chambre.

- Madame, il y a parfois, uh, certaines personnes, qui marchent, uh, un peu plus bruyamment que d’autres…mais ne le prenez pas personnellement, hein.

- Je ne sais pas quoi faire. C’est dur quand même de ne pas marcher dans sa propre chambre…peut être devrait-on passer plus de temps dans la chambre de Chad ?

- Ne le prenez pas personnellement, Madame.

- Je vois les dents de Bony se serrer progressivement.

- Je le ne prends pas personnellement, Monsieur, je tente de trouver une solution.

- Ce n’est rien contre vous. Moi je suis juste là pour rendre tout le monde heureux, uh, mais vraiment, n’y voyez pas une attaque personnelle.

- MAIS ARRÊTEZ AVEC ÇA !!!!!!! ÉCLAIR ⚡️ ÉCLAIR ⚡️ Puisque je vous dis que JE NE LE PRENDS. PAS. PERSONNELLEMENT !!!!!

C’est donc avec une écolière rabrouée et bougonne que je quitte l’hôtel à pas d’éléphant pour rappeler au monde qu’on existe. Nous nous dirigeons alors vers le salon d’Erwin : Bony trouve dans la figure d’Erwin une sorte d’âme-sœur : jeune, ambitieux et rebelle sans cause. Plein d’énergie et de tatouages, il nous explique cette transition, toute aussi abrupte qu’inexpliquée, de ses ambitions notariales au lycée à celles de coiffeur : le moment où il a tout plaqué sans raison apparente autre qu’une intuition irrépressible. Les parents ne sont pas contents du tout, mais Erwin a une idée fixe. Il est engagé à Cannes dans un salon et commence à étudier à fond, comme tout ce qu’il fait. Quand on lui demande pourquoi la coiffure, il ne peut pas expliquer lui-même. C’était une révélation, apparemment. Un appel divin ? Non, il est athée. Il n’avais jamais coiffé avant, ni ses potes, ni lui même. Ça lui a pris comme un coup de chaud. Erwin est quelqu’un d’instinctif et de jusqu’au-boutiste. Lui même le dit : il en veut toujours plus. Dix ans plus tard, au jeune âge de 29 ans, il est propriétaire de son salon et il est en train de dynamiser la coiffure à Toulon depuis sa location centrale, devant l’opéra.

Le décor du salon est celui de l’ancienne boutique : classique, couleurs pâles. On sent la contradiction. Erwin a plein d’idées folles pour le moment des travaux. Faire du brique, "mais pas qu’un peu". Des briques, partout et au sol une vitre avec en dessous des oeuvres d’art. Il a déjà pensé à une pote grapheuse pour refaire les murs. Le jeune homme a de la suite dans les idées. Il aime encourager ses apprentis le plus possible. Les booster à fond, leur donner confiance. Il se rappelle de l’époque où il doutait plus de lui même. Il y a deux ans, Erwin s’est retrouvé dans les finalistes d’un grand concours de coiffure. "Le fait qu’un jury de pro ait pu aimer mon travail m’a donné une plus grande confiance en moi. Sans ça, je ne sais pas si j’aurais eu l’élan nécessaire pour créer ce salon. Si il n’aime pas faire des chignons et tout ce qui est haute coiffure, il adore couper et colorer. Ce qu’il aime lui, c’est déranger les codes, faire changer les faces, selon ce qu’il sent au fond de lui. Toujours à la pointe de ce qui se fait, il aime les challenges. Comme cette fille, qui lui a sorti le dépliant Revlon avec toutes les couleurs de l’arc-en-ciel sur une chevelure. "Ce jour-là, on a dit O.K, si t’es prête à passer ta journée ici, on y va". Venez donc avec l’idée la plus saugrenue qui soit... Erwin ADORE les défis. On le sent bien: ce même instinct qui l’avait poussé à devenir coiffeur tape toujours dans ses veines. Erwin n’a plus tellement de doutes et rien ne semble pouvoir l’arrêter. On quitte le salon avec la certitude qu’il faut parfois marcher bruyamment pour atteindre des sommets.

Merci à Erwin et toute l’équipe du salon de l’opéra pour cet accueil !


Allure & Spa - Sanary

Vidéo à venir


Morciano Coiffure - Marseille
Le salon Morciano est niché dans un ancien château
Le salon Morciano est niché dans un ancien château

Il a été difficile de prendre des photos chez Morciano. Difficile parce qu’il y avait beaucoup trop de choses belles à capturer. Déjà, Arnaud lui même : il m’a happé l’objectif un peu comme un trou noir happe les vaisseaux spatiaux en détresse. Sauf que Morciano, lui, est un puits de lumière. Son sourire, déjà, tellement communicatif. Vous voyez ce que je veux dire ? Ces gens qui se mettent à sourire et c’est comme si se propageait sur l’aube de la campagne un second lever de soleil ?

Je suis un peu tombée amoureuse d’Arnaud, en fait, je crois. De ses cheveux argent il propage une énergie lunaire et de son sourire, il propage des rayons de soleil.

Arnaud, veux-tu m’épouser ?

Je sais, c’est un peu délicat de demander par Facebook, mais que veux tu, je fais partie d’une génération Y tellement connectée que je ne déconnecte plus et ma vie ressemble à mes likes et mes photos de profil sont une ode de selfies à qui veut l’entendre.

Nous arrivons dans le château d’Arnaud (car, comme Chad, Morciano est un prince) sans s’attendre à grand chose. Pour moi, Marseillaise, le quartier de la Pomme est un quartier mort de chez mort. Il ne s’y passe rien. C’est beau, parce que c’est pas loin des calanques, et c’est sympa, parce que ça s’appelle «.

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